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Gaza, la méditérranéenne :

Gaza, meurtrie par l’occupation israëlienne, regorge de vestiges archéologiques d’une somptuosité inestimable. Petit voyage à travers quelques-uns de ses méandres.

L’essentiel de ce qui est présenté dans cette exposition est le fruit de fouilles archéologiques menées de 1995 à 2000. L’ensemble reflète le plus haut niveau de culture que le peuple arabe de Gaza a pu acquérir au fil des siècles. Il montre combien la Palestine et surtout la région de Gaza font partie du monde méditerranéen, hellénistique et romain. Le résultat le plus novateur de ces recherches prouve que Gaza, par son commerce maritime, était en contact non seulement avec le bassin oriental de la Méditerranée, mais également avec Carthage, la Grèce et Rome. En plus des vestiges archéologiques, la scénographie de cette exposition intègre des photographies anciennes et modernes, des reportages vidéo ainsi que divers documents qui permettent de relier le passé de Gaza à ses réalités historiques et géographiques contemporaines.

La restauration de la mosaïque byzantine de Deir el Balah

Pour l’exposition « Gaza méditerranéenne », l’équipe de l’atelier de conservation et de restauration du Musée de l’Arles antique a travaillé pendant cinq mois à la restauration d’un pavement d’époque byzantine provenant d’une basilique chrétienne du VIe siècle mise à jour à Deir-el-Balah.
La mosaîque, d’une très grande qualité iconographique, fait 4 x 6m. Y est représenté un tapis polychrome bordé d’un guillochis cerné de postes. Découvert de manière fortuite, ce tapis ne pouvait cependant être tenu à cette place en raison du développement urbain de Gaza. C’est pourquoi le pavement repose désormais sur une structure constituée de quatre panneaux autorisant un maniement plus aisé.
L’opus tessellatum se présente tel qu’il avait été mis à jour, avec ses lacunes et ses enfoncements, dûs à la destruction du bâtiment et à son long séjour dans le sol. Ce travail de restauration a permis de stabiliser le document archéologique, œuvre d’art et objet de la vie quotidienne, afin de le pérenniser.

L’école biblique et archéologique
française de Jérusalem

Fondée par le dominicain Marie-Joseph Lagrange en 1890, elle avait pour but de réconcilier, par confrontation, l’étude de la Bible avec son temps, c’est-à-dire avec la connaissance des textes et de l’histoire. L’idée était pionnière, à l’époque, de vouloir mener l’étude de la Bible dans le pays qui l’avait vu naître : la Palestine. Le gouvernement français accorda à l’école le titre d’Ecole archéologique française en 1920, en récompense pour les services rendus. Depuis, chaque année, des boursiers sont envoyés à l’école afin d’être formés en archéologie. Dés 1890 commençait à se constituer la bibliothèque de l’école, forte aujourd’hui de 150000 volumes de collections et périodiques. Une équipe de vingt professeurs de nationalités diverses accueille chaque année une trentaine d’étudiants du monde entier.
La critique historique de Lagrange s’est développée par la lecture de la Bible dans les langues originales : hébreu, araméen, grec, syriaque et arabe. Les relevés d’inscriptions inédites encouragèrent l’Académie des inscriptions et Belles-Lettres à solliciter l’Ecole pour des missions précises. Plus de 250 cartes ont pu être rassemblées dans une cartothèque. Les plus anciennes sont celles de Jacotin (Egypte et palestine), de l’Expédition d’Egypte de Bonaparte ou encore les premières cartes scientifiques anglaises de 1871. Les membres de l’Ecole ont pratiqué assidûment la photographie dés le début du siècle. Plus de 22 000 clichés sur plaques de verres, en grand format, datent d’avant 1935. D’autres séries constituent la vie quotidienne des populations, faisant de leurs auteurs des précurseurs de l’ethnographie sociale.
Les travaux archéologiques de Qûmran (1951-1956) figurent parmi ceux qui ont fait la renommée de l’école biblique et archéologique française de Jérusalem qui mène, aujourd’hui, des travaux en Jordanie et à Gaza.

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