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Minorités : des relations problématiques avec l’Etat

Courrier d’un lecteur, résidant en France, qui souligne l’attitude ambiguë de l’Etat vis-à-vis des minorités.

Le fonctionnement et la structuration de la bureaucratie en France reflètent bien la position de l’Etat vis-à-vis des cultures diverses. De manière générale, la France autorise les initiatives populaires qu’elles soient individuelles ou de groupes. Tout un chacun possède le droit de s’organiser librement, et même de manière ethnique, communautaire ou religieuse. Ces organisations sont libres de travailler et de s’exprimer.
Ainsi, dans une première étape de constitution et d’organisation, il est très rare de rencontrer des difficultés. Les obstacles peuvent apparaître dans les étapes qui suivent. Quand il s’agit de découvrir, d’accepter, de soutenir et de collaborer avec ces organisations, l’Etat met en avant des critères qui peuvent rendre les relations beaucoup moins évidentes. Ces critères sont les suivants : les institutions françaises ont pour principe de mettre une distance avec les associations religieuses, communautaires, à tendances politiques et traditionalistes. Un mouvement qui lors de sa constitution semble agir avec liberté, peut ensuite être confronté à des difficultés pour être accepté, reconnu et même écouté. Ce comportement de l’Etat et de ses institutions est un obstacle de taille à la défense et la préservation des différentes cultures. Les principes d’égalité et de liberté de la République donnent pourtant leur place à ces différences. Les pays en voie de développement et les pays du Tiers-Monde ont un comportement beaucoup plus net à ce propos. Pour la plupart d’entre eux, ils interdisent et sanctionnent très sévèrement la promotion des différences, n’appartenant pas à la culture officielle. L’Occident autorise les associations et les organisations culturelles. Mais il est très difficile pour ces organisations de faire partie entière des systèmes. D’une manière, c’est un frein au développement et à l’action des associations. Et ceci fait naître entre les différentes associations une inégalité. D’un coté vous avez les associations qui grâce au soutien des institutions ont un financement public, un vrai budget, du personnel et de l’autre coté vous avez celles qui essaient de survivre avec des moyens ridicules.

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